En quête du monde d’après
Chapitre 4 : Au bord du gouffre

Au bord du gouffre
C’est une fois sortit de ce brouillard que je me suis rendu compte des limites de notre monde actuel. A perte de vue s’étendait désormais un paysage sombre, des crevasses sans fond et une nature à l’agonie…
Était-ce l’heure du grand saut ?

Les limites de la croissance
Deux limites sont bien visibles désormais : le manque de ressources et la surchauffe du système.
Comme l’explique Jancovici dans le Monde sans fin, nos modèles sont basé sur l’énergie, donc dès qu’il n’y a plus énergie la machine s’arrête or à en arrivant à l’expansion totale de l’humanité sur son lieu de vie (la planète
Le rapport Meadows, commandé par le Club de Rome, un groupe de réflexion international composé de scientifiques, responsables politiques et chefs d’entrepris.
«Oublié» car jugé trop alarmiste, il avait très bien vu ces limites et prévu ces conséquences : Il jugeait qu’une croissance sans contrôle mèneraient à l’épuisement des ressources naturelles, à la pollution généralisée et un effondrement possible de la société.
Sources :
Le monde sans fin
Ressources
Les limites de la croissance

L’effondrement ?
Avais-je vraiment atteint le bout de notre monde ? Le monde d’après était-il une légende ? Allais-je être témoin de cet effondrement dont j’avais entendu de parler de plus en plus ?
Quand on regarde les courbes du système Terre on se rend compte que elle partent toutes en exponentielles.
Et quand on observe les limites planétaires, concept proposé par une équipe internationale de chercheurs et utilisé par l’ONU, qui représente les seuils de stabilité de la biosphère (totalité des écosystèmes présents sur terre, océan et dans atmosphère, On se rend compte qu’elles sont quasiment toutes atteintes.
Changement climatique – franchie
Érosion de la biodiversité – franchie
pollution chimique de la biosphère – franchie
Perturbation des cycles biogéochimiques (azote et phosphore) deux éléments essentiels à la vie et à la croissance des végétaux – franchie
Destruction des sols – franchie
Acidification des océans – franchie
Réserve d’eau douce – franchie
Appauvrissement de la couche d’ozone stratosphérique
Augmentation des aérosols dans l’atmosphère
J’étais donc au bout de quelque chose, bientôt cette obscurité qui recouvrait le ciel allait fondre sur moi, en avalant tout sur son passage.
J’étais face au « plus grand défi de l’humanité »
Sources :
Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité
Vidéo aurélien Barrau
Comment tout peut s’effondrer

L’effondrement…
Il était déjà trop tard, mes pieds tremblaient sous les secousses. Au loin déjà des visions de déluge, incendies, inondations, pluies acides, eau, air et ciel viciés.
Les conséquences directes de nos modes de vie depuis que nous sommes humain, amplifiée depuis l’ère préindustrielle.
L’extinction de la biodiversité a commencé, 30% des espèces oiseaux, 70% des insectes on déjà disparu.
Selon le rapport Planète Vivante 2024 du WWF, les populations mondiales de vertébrés sauvages ont chuté de 73% depuis 1970, une perte massive qui concerne la quasi-totalité des milieux naturels. Par type d’habitat : les espèces d’eau douce sont les plus touchées (−85%) ; les populations terrestres ont baissé de 69% ; les vertébrés marins affichent un recul de 56%.
La circulation méridionale de retournement Atlantique (AMOC). Cette circulation qui fonctionne comme un tapis roulant transportant la chaleur des eaux chaudes de surface vers le nord, et faisant plonger les eaux froides et salées vers le sud en profondeur.
Une inversion ou un effondrement de ce courant se produirait quand l’eau douce provenant de la fonte des glaces du Groenland diluerait la salinité de l’eau de mer, réduisant sa densité et empêchant ainsi l’eau froide de plonger dans l’océan profond.
Aucunes promesses sérieuses n’a été tenue. Aveuglé par nos histoires et nos outils qui nous ont faire croire tout puissant, nous avons échoué. Les accords des Paris qui visaient à limiter le seuil de 1,5°c de réchauffement à l’horizon 2030 vient d’être dépasser.
Certains gouvernement réagissent, mais trop tard. En France le Plan National d’Adaptation au Changement climatique, qui vise à l’adaptation à +4C à 2100 reste flou.
Personne n’est prêts pour ce qui est en train d’arriver.
Les conséquences indirectes sont font déjà sentir : Rupture d’approvisionnement, black out énergétique, déstabilisation économique et politique, multiplication des conflits, des crises, des migrations, des maladies. La hausse des inégalités, de la violence. L’affaiblissement des états et des démocraties.
Un emballement dont personne ne saurait prévoir l’issue.
Pris de panique, désespéré, je décide d’abandonner ma quête pour tenter de retourner me mettre à l’abri chez moi là ou j’ai grandit, peut-être y serais-je en sécurité.
Sources :
3e Plan national d’adaptation au changement climatique

Retour chez moi
Mais chez moi, je me rends compte qu’il est déjà trop tard. Les impacts sont déjà là.
En montagne le réchauffement est 3 fois plus rapide. les risques naturels beaucoup plus élevés, fonte des glaciers, éboulements, inondations, glissements de terrain, conditions. invasions des frelon asiatique détruise les ruches et de renouée du japon atrophie les sols.
L’impact économique est terrible car basé sur les ressources naturelles.
La neige fondu fait fermer les stations de ski, le scolytque qui profite de la fagilité des arbre divise par 5 le chiffres d’affaires de la sylviculture, le foin moins abondant mets en danger les élévages ou les rendent déapdant des importations.
Partout les crises sociales grondent, sur la gestion de l’eau, le foncier, l’emploi… et entrent en collusion avec les tensions déjà existantes générationnels et territoriales, montagne contre vallée, jeunes contre anciens, bobos contre paysans.
Désormais, je suis blotti, à même le sol. Et je tremble. Serait-ce donc la fin de l’histoire de l’humanité ?
Sources :
Timelapse du Glacier qui fond

La fin d’un monde
Ce n’était pas juste une crise climatique mais une crise systémique.
Pendant un temps je me laissa partir, j’avais l’impression que j’allais me réveiller de ce mauvais rêve. Tout ceci était-t’il vraiment réél ?
Je me releva d’un coup. Il y avait forcément un monde d’après. Il fallait juste que je trouve un cap.
Sources :
Olivier Hamand vidéo sismique
Sources :
Vidéo robot tesla
Def tech podcast la menace cognitive
Envie d’explorer le monde d’après ?