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En quête du monde d’après

Chapitre 3 : Le monde actuel

Le monde actuel

J’avais découvert ce qui nous pousse à aller toujours de l’avant, les histoires, qui nous font imaginer des futurs, et les outils qui permettent leur transmisttion, leur propagation, leur utilisation, et leur mise en oeuvre.

Avant de partir explorer le futur, j’ai été pris d’une angoisse abyssale, que cette marche du monde ne s’arrête, ni même ne ralentissent.

Alors avant de partir en quête du monde d’après, j’ai hésité. Je pensais à tout ce que ces deux choses, les histoires et les outils, nous avait apporté : la sécurité, le confort, l' »amélioration de notre existence » en somme.

Avant de partir explorer le futur pour trouver le monde d’après, j’avais donc envie d’aller faire une dernière fois le tour du présent. Ce monde dans lequel je suis né et grandir.

Cet endroit tellement confortable.

Mousse de récits

Je me suis rendu compte que ces histoires étaient toujours présentent. Plus que jamais.

En fait on vie dans une mousse de récits. A travers les fictions (télé, film, livres..etc) et les divertissements (sport, activités loisirs…etc) mais aussi dans notre vie de tous les jours (récits familiaux, culturels).

J’ai découvert que certains groupes d’humains savaient inventer des histoires mieux que d’autres et que certains humains s’étaient structuré pour en maitriser la diffusion (producteurs de film, marques, religion, gouvernement…etc) non plus seulement pour maitriser leur destin individuel mais celui des société.

Les récits s’immiscent désormais à toutes les strates de nos vies via des techniques de propagation de l’information très sophistiquées (Marketing, Storytelling, Nudge).

Elles utilisent pour cela les particularités primitives de l’humain (qu’on appelle biais cognitif) qui nous incite par exemple à vouloir la même chose que son voisin, ou à catégoriser trop rapidement.

Mais comment tient cette mousse de récit ? par quel moyen est-elle produite ? diffusée ? Dans les interstices du présent j’ai tenté d’en explorer plus en profondeur la structure.

Techno-Cocon

Comment tenait cette mousse récits ? et bien grâce aux outils !

Le but de la technologie était de nous apporter du confort. Elle a réussi ! Nous sommes désormais « technicisé », « interfacé » et « monitoré » en permanence.

Entouré d’objet de mille sortes qui forment comme un cocon autour de nous et de nos vies. Nous ne pouvons désormais plus nous passer de frigo, de voiture, de gps, de télé, de réseaux sociaux et bientôt de nos agents IA (intelligence artificielle).

Sans tout ça nous sommes nu, vulnérable.

La promesse d’émancipation via la technologie (ce qu’on appelle les imaginaires cyberpunk notamment véhiculés par les films américains depuis les années 70) non seulement ne nous a pas libéré mais elle nous a emprisonné.

Nous ne vivons plus dans un rythme normal mais dans un « allo-rythme ».

Devant cette architecture monstrueuse, je me demande si on est pas en train de se faire engouffré par ce qui a fait de nous l’humain, nos propres histoires et par notre propre technologie.

C’est là que j’ai commencé à me rendre compte qu’on était face un problème plus grave qu’une simple crise climatique.

La raison pour laquelle on est arrivé au dérèglement climatique et à la destruction de notre monde est peut-être plus profonde que l’on croit et bien plus complexe à résoudre.

Hyper-réalité

Alors que je me dirigeais vers les frontières du présent, une belle brume irisée s’était progressivement installé. Elle était traversé de lumière étincelante qui rendait tout le paysage magnifique en le parant de couleur surréaliste, mais elle devins bientôt si épaisse que je commençais à ne plus savoir ni ou j’étais ni ou j’allais.

Je venais de me perdre dans le brouillard de hyper-réalité.

La réaction du « techno coccon » plongé dans la « mousse de récit » avait créé ce rendu l’horizon opaque et floue

Notre percevons le réél à travers une vitre de plus en plus épaisse, désormais quasiment opaque et teintée de multiple reflet.

La fiction se mélange à la réalité, voir prend le pas sur elle.

Les conséquence de cette apogée est l’implosion de ce que les histoires, couplées aux outils, avait permis. La puissance de la société et de ce qu’elle a apporté à l’individu.

L’hyperpersonnalisation, la distorsion de la réalité, la perte de repères et de la confiance en soi et en l’autre, la culture du clash, le communautarisme sont autant de signaux faibles d’une fragilisation de la société et d’un système qui a atteint ses limites.

L’avènement des « influenceurs », les nouveaux gourous, comme Tibo InShape  (27 millions d’abonnés, 1/3 de la France) montre à quel point le numérique impacte nos vies en créant des réalités parallèles, artificielles, car désormais créée par nos créations…

Car ce qui se révèle être le véritable problème de l’hyper réalité  s’est qu’on ne voit plus la simple réalité.

Titubant, désorienté, je distingua enfin des ombres dans le brouillard, je couru.

Le brouillard se dissipa d’un coup sur un ciel immense et sombre. Le sol se déroba sous mes pieds. In extremis, je me rattrapa à une des rares branches encore présente dans ce désert de cailloux. J’étais au bord du gouffre.

Sources :

Deep Fake live