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Je flottais en lambeaux dans le néant, juste à la bordure des origines du monde.

A l’orée du Tout.

Le silence éternel de ces espaces infinis m’effrayait.

J’étais partout et nulle part à la fois.

Poussières d’étoiles diluées dans la soupe primitive, qui, doucement, se diffusèrent dans de primordiales fluctuations.

Prémices pulsions de l’universelle croissance ?

Partout, des lueurs apparurent et s’animèrent dans une énergie mystérieuse.

Elles tourbillonnaient et semblaient vouloir se rassembler pour s’étendre.

Mon angoisse abyssale se sublima subitement dans les fluides de cette énergie inconnue.

Si puissante qu’elle m’enivrât totalement d’éther.

C’est comme si je venais d’embrasser le ciel immense.

Subitement, elle s’agrégea, défiant l’entropie.
Sensation d’irréel.

Je ne savais pas d’où elle venait, mais la boîte du grand Jeu de la Vie venait bien de s’ouvrir.

Quelle beauté.

Quel gâchis.

Tout ça pour ça.

Mais comment avions-nous pu en arriver là ?

A faire comme si tout allait bien, avec pour seule perspective de cette évolution la fin du genre humain.

Pour comprendre, je devais repartir du début… des origines de l’humanité.

Chapitre 2 : les origines